L'Ouzbékistan a adopté un Plan d'action pour sa coopération a
vec l'Organisation internationale du Travail

Afin de concrétiser les obligations qu’il a contractées dans le cadre de l'Organisation internationale du Travail (OIT), l’Ouzbékistan a créé le 25 mars 2011 un Groupe de travail interinstitutionnel (GTI). Ce dernier a pour tâche la préparation et la présentation d'informations sur la mise en œuvre des conventions de l'OIT ratifiées par l’Ouzbékistan.

Le GTI comprend des représentants de plusieurs organismes : ministère du Travail et de la Protection sociale, Chambre de commerce, Fédération des syndicats, Association des agriculteurs, Centre national pour les droits de l'homme, ainsi que les ministères de la Justice, de l’Intérieur, de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur, des Affaires étrangères, de la Santé, auxquels il faut adjoindre le Comité des femmes et le Mouvement public des jeunes «Kamolot».

Le 7 septembre 2011, le Plan d'action a été approuvé par le GTI, en coopération avec l'OIT pour les années 2011-2012. Ce plan comprend 34 mesures. Une attention particulière a été accordée à celles qui visent à améliorer l'efficacité de la réalisation des obligations contractées par l'Ouzbékistan dans le cadre de l'OIT, tout comme à l’information des citoyens sur les engagements et le renforcement du contrôle public. Ce sont pour l’essentiel :

- l’organisation d'une table ronde avec la participation des représentants du Parlement de la République d'Ouzbékistan sur le thème «Les conventions et les recommandations de la Conférence internationale du Travail (CIT) et les questions relatives à leur mise en œuvre dans le système juridique de l'Ouzbékistan»;

- le renforcement et l'amélioration de l’activité des pouvoirs publics et de la société civile grâce à des organisations à but non lucratif et aux organisations internationales afin de mettre en œuvre de manière rigoureuse et efficace les conventions de l'OIT ratifiées par l'Ouzbékistan;

- l’introduction dans les programmes d’études de l’enseignement secondaire et supérieur d’un cours spécifique concernant l’étude de la législation dans le domaine de la lutte contre le travail des enfants et ses pires formes;

- l’élaboration d’un plan conjoint d'action de la Chambre de commerce et de l'Association des agriculteurs en matière de participation des employeurs dans la mise en œuvre des conventions de l'OIT sur le travail des enfants;

- l’élaboration de mesures systématiques qui visent à garantir le contrôle public des organisations syndicales sur la réalisation des exigences des conventions de l'OIT;

- la mise en oeuvre d’une campagne d’information auprès des fermiers ouzbeks sur le respect de la législation sur l'emploi des personnes d’un âge inférieur à 18 ans;

- Des contacts réguliers avec le corps diplomatique en poste à Tachkent, ainsi que les représentants des organisations internationales accrédités en Ouzbékistan, afin de les informer sur la mise en œuvre des conventions de l'OIT ratifiées par le pays.

Le 16 septembre 2011 au ministère des Affaires étrangères de la République d'Ouzbékistan s’est tenue une réunion avec le Chef de bureau de l'UNICEF en Ouzbékistan J-M. Delmont. Au cours de cette rencontre, ce dernier a été informé que la partie ouzbèke était prête à aider la représentation de l’UNICEF dans la réalisation de son étude sur l'implication des enfants dans la cueillette du coton dans les régions de l'Ouzbékistan, et ce, à la convenance de l’UNICEF.

En Ouzbékistan, il n'y a pas de conditions juridiques, économiques ou sociales préalables à l'utilisation du travail forcé des enfants sous d’autres  formes, classées parmi «les pires formes du travail des enfants».

Dès les premiers jours de son indépendance, l’Ouzbékistan a commencé d’établir une base juridique conforme aux principes généralement reconnus du droit international. L'adoption de la Constitution dans laquelle est inscrite toute la gamme des droits et des libertés de l'homme a été la première étape dans cette direction. L’un des actes internationaux auxquels la République d’Ouzbékistan a adhérée dès l'adoption de la Constitution est la Convention relative aux droits de l'enfant (le 9 décembre 1992).

En 2008, le Parlement ouzbek a ratifié les deux conventions principales de l'OIT: «Concernant l'âge minimum d'admission à l'emploi», № 138, et «Sur l'interdiction et l'action immédiate pour l'élimination des pires formes de travail des enfants» № 182.

Selon la Convention N138, l'âge minimum du recrutement est l'âge auquel cesse la scolarité obligatoire qui ne saurait être inférieur à 15 ans.

Selon la loi ouzbèke sur «les modifications et amendements au Code du Travail de la République de l'Ouzbékistan» et sur «les garanties des droits de l'enfant», l'âge minimum du recrutement au travail est de 16 ans. Toutefois, dans le cadre de la formation à l’emploi des jeunes (élèves des écoles secondaires, lycées académiques et des collèges professionnels) les personnes qui ont atteint l'âge de 15 ans peuvent travailler pendant leur temps libre avec le consentement écrit d'un de leurs parents ou d’une personne qui les remplace (art. 77 du Code du travail).

L'Etat apporte une contribution importante à la garantie des droits des enfants et des jeunes. Parmi les quatre principaux pays producteurs de coton, l'Ouzbékistan est le seul qui est adhéré aux conventions fondamentales de l'OIT sur les droits de l'enfant.

Depuis l'indépendance les dépenses publiques consacrées à la sphère sociale ont augmenté de plus de 5 fois. Chaque année, environ 60% du budget de l'Etat sont alloués à la santé, l'éducation, la protection sociale, etc.

La réforme effectuée dans le système éducatif de l’Ouzbékistan mérite une attention particulière. Aujourd'hui, il répond aux exigences de toutes les normes internationales. Les dépenses annuelles, consacrées à l'éducation en Ouzbékistan représentent de 10 à 12% du PIB. Faut-il rappeler aussi qu’à l’échelle internationale ce chiffre dépasse très rarement les 5 % ?

Le pays a mis en place le Programme national unique de formation des cadres. En 2009, on a introduit l'enseignement obligatoire pour une durée de 12 ans. On a créé plus de 1600 collèges professionnels modernes et lycées académiques, ainsi que 72 établissements sportifs et 46 écoles de musique.

Autre fait intéressant – en 20 ans d'indépendance, la mortalité infantile et maternelle a baissé de plus de 3 fois. C’est la preuve que le pays accorde une grande attention aux enfants, à la protection de leur santé et aux droits aux services médicaux qualifiés. L'UNICEF, à son tour, a reconnu l'Ouzbékistan comme un modèle régional dans la sphère de la protection de la santé maternelle et infantile.

Les mesures prises en Ouzbékistan en la matière ont trouvé un écho positif, non seulement de la part d’organisations internationales prestigieuses comme l'ONU, mais aussi d'autres organisations indépendantes. Selon le dernier classement de l’organisation internationale de la défense des droits de l’enfant «Save the Children» du 6 septembre 2011, l’Ouzbékistan figure dans le groupe des dix premiers pays qui prennent soin de la santé des enfants. Cet index est basé sur une série d’indicateurs notamment le nombre de médecins pour dix mille personnes, le niveau d’accessibilité aux services médicaux dans toutes les régions du pays, les statistiques du nombre d’enfants régulièrement vaccinés et les premier secours donnés aux femmes lors de l’accouchement. Selon toutes les données évoquées, l’Ouzbékistan occupe la neuvième place devant certains pays développés dont : l’Allemagne, la France, la Grande Bretagne et les Etats-Unis. Ce résultat illustre l’efficacité des réformes sociales dans de nombreux domaines, y compris celui de la protection maternelle et infantile. En ce qui concerne cette dernière, l’UNICEF a reconnu que l’Ouzbékistan était un modèle régional. Le niveau de vie de la population s’est considérablement amélioré, ce qui a permis de réduire de moitié les taux de mortalité maternelle et infantile. L’espérance de vie moyenne est passée de 67 à 73 ans et jusqu’à 75 ans pour la population féminine. De plus, le taux d’alphabétisation est extrêmement satisfaisant (99,3%).

Tout cela confirme, s’il en était besoin, l'attachement de l'Ouzbékistan aux valeurs universelles de protection des droits de l'enfant.

Evisa





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